Avant-propos

Il y a maintenant un an je rencontrais Franz-Olivier Giesbert qui m'a alors dit: "le journaliste de demain devra savoir tout faire." Quelques mois plus tard je rentrai dans une école de journalisme. Prendre du son, tenir une camera, monter un BOB, manier Final Cut, tenir un fil d'in fo, dérusher... Radio, télé, presse écrite et presse web, je suis en phase d'être parée à toutes les éventualités. Avis donc à tous mes potentiels employeurs, je suis une journaliste tri-média.... Voici donc  mon blog, haut lieu d'expression Fatéien. Bonne lecture.
Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 14:40
Voilà donc la nouvelle adresse, rendez-vous ici !
Bonne lecture...
Par Faté
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 20:21
Pendant deux mois j'ai été SR. Secrétaire de rédaction, le titre vends du rêve mais à longueur de semaine il vends surtout de l'ennui. Et dans ma longue apathie quotidienne j'ai pu tout de même faire travailler mes méninges. Voilà donc le fruit de ma reflexion, après deux mois d'observation.
Le Journal
Les thèmes inévitables qui reviennent à chaque page du journal pour lequel j'ai travaillé sont au nombre de trois.Tout d'abord il y a l'information municipale, ce journal est en quelque sorte le relais des mairies, ou un bulletin d'information municipale améliorée. Les articles traitent des opérations de sécurisation mise en place pendant la période estivale, des nouveaux horaires des établissements municipaux, des travaux en cours, etc. Ne l'oublions pas la PQR est une presse locale et l'information locale c'est surtout la municipalité, mais cette proximité est quelquefois dérangeante. Les articles qui traitent de ce genre de sujet ne vont presque jamais faire apparaître un discours contradictoire ou critique. Cela va se borner à de l'annonce, et parfois la frontière entre communication et information est ténue. Les articles qui traitent de la mairie dans la majorité des cas sont là pour en faire l'éloge (mais les articles sont rédigés par des correspondants pas des journalistes, je reviendrai d'ailleurs sur ce thème plus tard). Le second thème omniprésent dans les pages que j'ai monté est ce que je pourrais appeler la "communication associative". En effet, le journal est aussi là pour relayer l'actualité des associations locales: leur bilan saisonnier, leurs nouveautés, leur changement de présidence, etc. Enfin, il y a le sport régional: les tournois de football, les concours de boule et de pétanque et autres tournois de joutes. Ces trois incontournables m'ont amené à me poser pas mal de questions, dont une principale. Dans le cadre de la PQR, est-ce le journaliste qui sélectionne l'information ou un tiers qui la propose? Le rédacteur va-t-il chercher l’actu où est-ce les acteurs du terrain qui ont l’art de l’imposer ?
Les correspondants locaux

J'en arrive maintenant à la dure question des correspondants. En effet la plupart des papiers sur lesquels j'ai pu travailler étaient des papiers de correspondants locaux et souvent d'une qualité inférieure que ceux des journalistes localiers. Ainsi une fois j'ai monté une page dont la moitié de l'espace était occupé par le portrait d'une esthéticienne chef d'entreprise nommé à un poste important (1000 signes) suivi du compte-rendu exact des soins offerts par son institut de beauté (2500 signes). Pour moi c'était de la communication pure et simple, pourtant le correspondant a fait son travail, on lui a demandé d'écrire 3500 signes et il l'a fait. Cela pour dire que la plupart du temps les papiers de correspondants ne sont pas anglés, ils sont énumératifs (longue liste des gens présents à telle inauguration par exemple) et très élogieux. Et cela m'amène à penser que ce ne sont pas eux qu'il faut blâmer mais plutôt les gens pour lesquels ils travaillent. Les correspondants sont d'une aide énorme pour l'information locale, c'est indubitable, mais ne mériterait-il pas une formation à un minimum de technique journalistique avant d'être lancés sur le terrain? La PQR manque certes de moyens mais le réseau de correspondant est un vrai plus qui mériterait d'être davantage « exploitée », à mon goût.

Le SR: l'homme à tout faire de la redac'?

 

Le SR au sein de cette rédaction n’est pas considéré comme un journaliste mais comme un prestataire de service à disposition du journaliste. Jour après jour j’ai pu remarquer une chose : la mission qui m’était confiée était à géométrie variable, et cette gymnastique dépend soit de l’agence pour qui on monte des pages, le journaliste qui a écrit l’article ou encore le correspondant : changer une légende, en mettre une, changer de titre, couper un article, le rédiger, le réécrire, donner son avis sur la qualité des papiers, écrire un bloc note, ne rien toucher, tout changer, choisir la place des articles, en supprimer… Aucune limite n’est fixée. Le SR est là, disponible et flexible à tout moment. En tant que re-lecteur de l’article et premier lecteur du journal, le secrétaire de rédaction doit se poser toutes les questions que se poseront les lecteurs, et surtout trouver la réponse à toutes celles que le lecteur ne doit pas se poser (imprécisions, incohérences, invraisemblances, etc.). En tant que dernier "journaliste" à intervenir sur le journal, le secrétaire de rédaction assume une lourde responsabilité : c’est lui qui essuie les reproches de la direction si un titre ou une photo ne correspond pas à un article, ou si une légende photo contient le nom d’une autre personnalité que celle qui est représentée. Ce statut lourd n’est cependant aucunement valorisé. De plus, les SR qui travaillent là sont en général des journalistes  « placardisés », des jeunes qui font leur premier pas dans le journalisme, ou des anciens ouvriers du livre réorientés.

 

 

Être secrétaire de rédaction n'a certes pas été l'expérience la plus épanouissante que j'ai pu avoir mais avec le recul elle m'a beaucoup plus chamboulé que cela ne laissait paraître. Ma vision de la PQR en a pâtit mais cela m'a surtout beaucoup remise en question. A la fin de ces deux mois je me suis trouvée devant une grande énigme: est-ce que je ne suis seulement pas faite pour CE journal ou pas faite pour la presse quotidienne régionale? Ou bien est-ce juste le journalisme local comme il se fait qui n'est pas pour moi? Mais finalement, ce n’est peut-être que de la simple frustration. Deux mois sans aller sur le terrain m’ont alors juste rendu aigrie, mais une chose reste sûre je veux faire un autre stage en presse locale, autre part et cette fois comme rédactrice. Cela me permettra de trouver une réponse à mes doutes professionnels et surtout d’avoir un autre regard sur la PQR. Avis aux recruteurs! Faites passer le mot.  

 

 

 

 




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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 17:40
J'entends souvent dire que les médias ont leur rôle à jouer dans le désamour des français pour l'Europe, mais les politiques dans tout ça? Après tout les médias relaient ce qu'ils voient. La campagne (si tant est qu'elle mérite ce nom là, pour ma part j'ai connu des piqûres de moustiques qui ont duré plus longtemps) a été un remake bas de gamme de ce que pourrait être le 1er tour des prochaines élections présidentielles. Il y 'a ceux qui sont contents d'avoir gagné la dernière fois, ceux qui veulent gagner et ceux qui veulent autre chose qu'un rôle de figurant. Les deux derniers ont interprété à la perfection le rôle que l'UMP a daigné leur refiler : des toutous revanchards et envieux, intéressés et inintéressants. Ils n'ont pas parlé de l'Europe et se sont borné à de l'antisarkozisme de base.
Ah ! En temps de crise il est de bon ton de pouvoir faire des économies. A l’UMP on n’a plus de responsable en communications : on a des journalistes et une opposition. C’est moins cher et plus efficace. Alors qu’il fut une époque où l’opposition empêchait au parti au pouvoir de gagner les élections, aujourd’hui avoir une opposition c’est la garantie d'une élection reussie.
Mais revenons-en à l’Europe. Ce bouc émissaire plein de mystère… à quoi ça sert ? Pourquoi voter ? Pour tout vous dire je n’en sais rien faudra repasser, moi j’ai écouté la radio, lu la presse et j’ai rien compris sauf que Daniel Cohn Bendit est un sympathisant pédophile, que Bayrou s’est énervé et que Barack Obama a mangé dans un resto parisien! Alors les médias ou les politiques qui est fautif ? Qui de l’œuf ou de la poule est le premier…là aussi faudra repasser mais une chose reste sûre : "ces élections c’est notre échec à tous, aux médias, aux politiques et aussi aux électeurs qui ont parfois tendance à mélanger les enjeux !" (Nouvel Obs)
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 17:43
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 16:05
Par Faté
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 16:39


Quelles doivent être nos sources d’information ? Cette question m’obsède et quand je ne me la pose pas d’autres le font. Comme cette jeune collégienne stagiaire, comme moi, au sein d’une télé locale qui me disait alors : « si c’est comme ça que vous traitez l’actualité en copiant les autres médias, ce métier ne me fais pas du tout envie ! ». Car hélas c’est comme ça que ça ce fait, n’est-ce pas ? Nous recherchons bien souvent chez les autres ce que nous avons oublié de traiter, ou ce que nous voudrions traiter. Dans toutes les conférences de rédaction auxquelles j’ai assisté (je n’en ai pas connu énormément mais le constat demeure) avant même de proposer les sujets nous regardons ce qu’a fait le voisin et que nous n’avons pas fait, car la logique nous dicte « le lecteur attends de retrouver cette information chez nous». Nous ne recherchons presque plus des informations nous les recevons.

Et si pour éviter cette « circulation circulaire de l’information » nous arrêtions de lire et d’écouter nos collègues ? Fini France Info en se levant le matin, fini de lire les canards, de jeter un coup d’oeil à nos sites d’info favoris, ou de regarder notre JT quotidien.

Pour faire du neuf oublions nos collègues! Proposons les sujets avant de suivre ceux des autres et nous verrons bien qui nous suivra…

Combien de fois nous a-t-on dit que ce métier devait être réformé ? Combien de fois a-t-on entendu le refrain sempiternel du journalisme qui traverse une crise de confiance ? Bien assez pour saisir une évidence : les anciennes recettes ne fonctionnent plus ou plutôt le journalisme comme il se fait ne fait plus recette. Mettre tout le monde dans le même panier est aisé me direz-vous, certes, mais une chose est sûre : nous regardons trop les autres faire sans remettre en question notre façon de faire.

Alors aujourd’hui je fais ma révolutionnaire à deux sous et lance un appel à tous les journalistes: redécouvrons notre flair ! Celui-là même qui éveille notre curiosité et nous aide à traverser le monde à la recherche de la question a traité et des problèmes a soulevé. Et je lance une action : boycottons des demain les conférences de rédaction qui commence par cette lamentable question : c’est quoi la Une du Parisien?

Qui m’aime me suive, on ne sera pas nombreux mais l’espoir fait vivre…


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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 18:46

Maintenant on prend les mots soulignés et on recommence en supprimant et en changeant quelques mots. 

"Nicolas apprend vite le métier de politicien : il monte en grade et devient l'homme de confiance des fournisseurs et des acheteurs, des policiers, des banquiers, etc. Il a les dents beaucoup plus longues que ses collègues et de la mégalomanie, de l'ambition et une intelligence plus perverses. Il décide d'abattre son maître spirituel  et de se lancer dans l'aventure à son propre compte. Le succès lui sourit rapidement dans ce business pour lequel il est très doué. Il devient vite très riche, influent, et le tout-puissant patron de son propre réseau de contact (Lagardère, Boouygues...) qu'il gère comme un empire commercial mondial avec des règlements de compte (mutation de préfets et autres chefs de police), des éliminations de rivaux (Villepin) et une cruauté froide, bestiale et sans états d'âme, comme elle s'impose dans ce domaine. Il épouse alors la femme nommée Carla qu' il a rencontrée chez Jacques Séguéla.

Arrivé au sommet de sa réussite et de son rêve mégalomane de maître dans son domaine, il commence à accumuler quelques erreurs fatales dans un monde qui ne les pardonne pas et où l'on est vite remplacé (côte de popularité en berne) . Il prend conscience que d'être arrivé au sommet  ne le rend pas aussi heureux qu'il l'aurait espéré, qu'il n'est pas capable de rendre heureux les gens qu'il aime  et qu'il veut protéger (la France peut-être !!!) à cause de son immoralité, sa méchanceté, sa perversion psychopathe, sa froideur, sa paranoia et son avidité à tout contrôler. Sa sœur, sa mère, sa femme, ses amis, ses partenaires privilégiés finissent tous détruits mentalement, affectivement…et la France aussi ? "

 

"Ensemble tout devient possible" ou "The World is yours"? Même look, même attrait pour le pouvoir et le bling-bling , quand la fiction s'incarne dans l'homme qui nous gouverne on espère juste une fin meilleure comme lui comme pour nous!!!


Il paraît que Nicolas Sarkozy était invité au Mexique par un grand homme d'affaire lié au narco-trafic... Je dis ça je dis rien...

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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 18:01

"Tony apprend vite le métier de mafioso de la drogue : il monte en grade et devient l'homme de confiance des fournisseurs et des acheteurs, des policiers véreux, des banquiers, etc. Il a les dents beaucoup plus longues que ses collègues et de la mégalomanie, de l'ambition et une intelligence plus perverses. Après que Frank l'a trahi, il décide d'abattre son maître spirituel et de se lancer dans l'aventure de la cocaïne à son propre compte. Le succès lui sourit rapidement dans ce business pour lequel il est très doué. Il devient vite très riche, influent, et le tout-puissant patron de son propre réseau de drogue qu'il gère comme un empire commercial mondial avec des règlements de compte, des éliminations de rivaux et une cruauté froide, bestiale et sans états d'âme, comme elle s'impose dans ce business. Il épouse alors la femme qu'il avait rencontré chez Frank Lopez, nommée Elvira (Michelle Pfeiffer).

Arrivé au sommet de sa réussite et de son rêve mégalomane de maître dans son domaine, il commence à accumuler quelques erreurs fatales dans un monde qui ne les pardonne pas et où l'on est vite remplacé. Il prend conscience que d'être arrivé au sommet de la mafia ne le rend pas aussi heureux qu'il l'aurait espéré, qu'il n'est pas capable de rendre heureux les gens qu'il aime et qu'il veut protéger à cause de son immoralité, sa méchanceté, sa perversion psychopathe, sa froideur, sa paranoïa et son avidité à tout contrôler. Sa sœur, sa mère, sa femme, ses amis, ses partenaires privilégiés finissent tous détruits mentalement, affectivement, drogués ou morts."


Résumé de Scarface ,  film américain réalisé par Brian de Palma et sorti en 1983 avec Al Pacino et Michelle Pfeiffer. Extrait d’un article de Wikipédia.

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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 17:40

Michèle Barrière est un écrivain atypique qui « s’est toujours intéressée à ce qu’il y avait dans son assiette ». A 55 ans cette bonne vivante, historienne de formation, ne mâche pas ses mots. Elle aime bien manger mais elle aime aussi l’Histoire. Elle s’est donc inventer un métier sur mesure : écrivain de polar culinaire. Je vous entends déjà supputer sur le contenu d’un tel genre littéraire: des légumes s’entretueraient et l’intrigue tournerait autour de la recherche du coupable : le salsifis, la carotte ou le vil potiron ?

Que nenni, l’auteur voit son œuvre comme « des romans qui racontent l’histoire de la cuisine européenne depuis le Moyen-âge par le biais d’intrigues tournant toujours autour de la table». Et ne lui demandez surtout pas pourquoi, la réponse est évidente. Pour que les gens s’intéressent à l’histoire de l’alimentation il faut la mettre en scène et « transmettre son savoir est plus facile sur le mode du récit que sur le mode pédagogique ».

 Mme Barrière tient donc à cette appellation contrôlée à l’origine bien marquée. En effet son œuvre historico-littéraire tient aussi du combat politique. Pendant ses études d’histoire à Paris elle militait déjà dans diverses associations environnementales et quelques années plus tard elle part pour l’Afrique, l’Asie, l’Amérique Latine avec le Comité International de Liaison pour l’Environnement. Mais ça ne s’arrête pas là. La nourriture tient de la lubie pour cette écolo convaincue, un temps membre des Verts et ancienne compagne de Brice Lalonde le porte parole du parti. Elle appartient également au mouvement Slow Food, association qui s'oppose aux effets dégradants de la culture fast-food qui « standardise les goûts ». Michèle Barrière est d’ailleurs connu pour un engagement personnel plutôt insolite : la sauvegarde des variétés anciennes de tomate! Les tomates certes mais quand tout va de travers dans nos assiettes il faut tout prendre en main. Elle se bat alors pour réhabiliter les produits du terroir : fruits, légumes, vins, animaux, volailles… et profite de ses romans pour donner des «recettes oubliées» à ses lecteurs. .Elle avoue ainsi « toutes les tester» et évidemment lorsque l’on se délecte des saveurs d’antan revenir au goût du jour est quelque peu frustrant. Elle prend une voix triste lorsque l’on évoque ce sujet et après un soupir avoue qu’elle est  «très  inquiète ». « La qualité des produits, leur diversité, leur goût… ». Aujourd’hui rien ne va plus. Alors certes les valeurs anciennes reviennent à la mode mais « la perte est tellement grande » que plus rien ne semble éclaircir le tableau noir de l’alimentation moderne.  Pessimiste d’accord mais toujours combative,  Michèle Barrière organise régulièrement des banquets historico-gastronomique en bas de chez elle pour tout son quartier.  Une femme acharnée que rien n’arrête. 

 

Fatima Rougi, journaliste culinaire pour Cui-Zine (hebdo fictif de l'ecole de journalisme de Grenoble)

 

Par Faté - Publié dans : Articles actualité Grenoble
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 12:07
En journalisme comme en dissertation il faut avoir un angle, le constat peut sembler facile mais pourtant à l'observation de certains de mes collègues je me pose des questions sur la véracité de cette règle d'or.
La semaine dernière j'étais en stage dans une télévision locale et quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'ai du suivre un journaliste
au physique certes avantageux  mais à la pratique journalistique surprenante. Ce JRI a je pense des choix de carrière qui correspondraient beaucoup plus à ses compétences physiques. En effet comment voulez vous avoir un angle si vous partez en reportage sans aucune informations sur votre sujet. Nous nous sommes ainsi retrouvés à devoir couvrir l'aspect économique d'une compétition sportive de grande renommée sans angle (ou presque), sans interlocuteur et sans aucune idée du contenu de notre sujet! Un sujet de 1m30 a donc nécessité finalement une errance de 4h pour tenter de trouver un interlocuteur légitime et intéressant. Puisque aucun interlocuteur économique n'était présent sur les lieux (si il s'était renseigné il l'aurait su) nous avons du interviewer un chef d'entreprise de seconde zone qui tombait sur le sujet comme un cheveux sur la soupe. "M. Beau JRI" ne savait même pas qui était ce monsieur  ni sa fonction au sein du tournoi sportive. Je m'étais heureusement renseigné sur le sujet et je l'ai dépané de quelques informations vitales. C'est bien là le seul moment où je me suis vue utile. Car pendant les deux jours qu'ont duré mon calvaire journalistique avec lui, j'avais beau essayer de lui faire part de mon incompréhension, il ne voulait pas m'entendre et m'a remballé plus d'une fois. Je n'étais que stagiaire. J'ai donc fermer ma gueule.
Au bout du compte son interview insensé fut inexploitable... et de retour à la redaction il a du fouiller dans les archives de la télé pour retrouver des interlocuteurs sensés au discours anglé.
Il est quelque chose, je pense, qui différencie un journaliste d'un non journaliste. Un journaliste avant de faire part d'une information a pris connaissance de cette dernière sinon cela veut dire que n'importe qui, peut couvrir n'importe quoi!
Tous journaliste peut-être mais bon journaliste j'en doute....
Par Faté - Publié dans : Editoriaux
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